Une discussion interactive aux Quality Days
Un débat sur l'industrie belge de la viande en 2019

La semaine dernière, les Quality Days ont eu lieu pour la première fois en dix ans dans une entreprise alimentaire: Bierkasteel Van Honsebrouck à Izegem, en Flandre occidentale. L'organisation de cette journée de rencontre annuelle des responsables qualité a également été légèrement adaptée. D'une part, il n'y a eu que deux conférences, mais d'autre part, le programme prévoyait un débat interactif sur des thèmes d'actualité. Michael Gore, directeur de la Febev, a été le premier à prendre la parole. Il a évoqué trois problèmes récents dans le secteur - la peste porcine africaine, la contamination microbiologique et l'influence des ONG sur les entreprises et les médias – pour ensuite arriver à son fil conducteur: "Expect the unexpected". Son message était, bien sûr, qu'il vaut mieux se préparer à l'impact de ces facteurs externes, par exemple en réalisant un véritable exercice de rappel annuel ou en investissant dans la communication. "Les entreprises ont besoin de savoir comment parler aux médias, même en temps de crise", a-t-il déclaré.
Ensuite, c'est Pierre Naassens qui a pris la parole. Il a travaillé à l'AFSCA et aujourd'hui, il est consultant pour diverses entreprises alimentaires. Il avait donc lui aussi quelques conseils et propositions, se référant au récent scandale de l'entreprise de viande Veviba à Bastogne. Par exemple, il a mis en garde contre l'aveuglement d'entreprise si vous confiez toujours les contrôles internes aux mêmes personnes. Il a aussi remis en question la valeur ajoutée du système belge d'autocontrôle, compte tenu des contrôles accrus et plus stricts de l'AFSCA.
Ensuite, les deux hommes, ainsi que l'eurodéputé Tom Vandekendelaere, ont pris place sur scène pour la table ronde, au cours de laquelle on a abordé des thèmes encore plus délicats de l'industrie de la viande actuelle. Ce débat a été animé par Bruno Lambert, responsable événementiel de la brasserie, qui a travaillé pendant de nombreuses années pour le groupe d'abattoirs Verbist. La conversation avait aussi un côté interactif. En effet, elle était alimentée par les réponses et les questions qui arrivaient en direct via les smartphones des spectateurs. Par exemple, il s'agissait de savoir si les contrôles en Belgique sont plus stricts que dans les pays voisins, s'il existe un marché unique en Europe et si l'on est suffisamment préparé à une crise. Au-delà de l'industrie de la viande, il s'agissait aussi des moyens de prévenir une éventuelle crise, de la faisabilité des exigences imposées et de la question de savoir si ces exigences strictes ne donnent pas lieu à de la fraude. Cela a débouché sur des thèmes tels que le personnel, la pression sur les prix et la compétitivité. Vandenkendelaere a conclu que la politique et l'esprit d'entreprise devraient être beaucoup plus étroitement liés, une déclaration qui a été applaudie par tous.
Ensuite, les 250 participants ont visité 'la brasserie la plus moderne d'Europe' puis ils ont eu droit à une dégustation. Cette journée de réseautage s'est terminée par une réception dans la salle des foudres et par le dîner traditionnel avec la représentation d'un humoriste.