Des etudiants visitent des entreprises alimentairEs
FEVIA Et ALIMENTO a la recherche de professionnels qualifies
On estime le nombre de postes vacants à 1.500 dans l‘industrie alimentaire belge, premier employeur industriel de notre pays. Le secteur recherche surtout des profils STEM, qui s’intéresse difficilement à notre secteur. Avec l‘initiative ‘Food Tech Talent‘, la Fevia et Alimento ont décidé d‘agir en mettant en contact des étudiants de l‘enseignement supérieur et des universités avec diverses entreprises. Suivez avec nous les étudiants en électromécanique de Vives Bruges, en visite chez le transformateur de pommes de terre Agristo à Wielsbeke.
1er employeur industriel
L‘industrie alimentaire est le premier créateur d‘emplois industriels de notre pays. Selon le rapport économique annuel de la Fevia sur l‘industrie alimentaire belge (2018), il existe au total 93.000 emplois directs et 173.000 emplois indirects. L‘industrie alimentaire fournit donc plus d‘un quart de million d‘emplois dans notre pays, ou encore, un emploi sur cinq dans l‘industrie. D‘ailleurs, l‘emploi y est en hausse depuis plusieurs années consécutives.
Profils techniques
"Cependant, l‘industrie alimentaire connaît de nombreux postes libres de goulets d‘étranglement. En Flandre, il s‘agit surtout de profils techniques. Selon le VDAB, près de 85% des postes vacants pour un ‘technicien processus et méthodes de production‘ restent ouverts pendant plus de 90 jours, et pour un ‘technicien installations industrielles‘, 36% des postes restent vacants pendant plus de 180 jours", déclare Anke Grooten, directrice Werk & Talent au sein de la Fevia.
Food at work
Le secteur investit donc depuis plusieurs années dans le ‘branding sectoriel‘. Avec ‘Food At Work‘, nous prenons diverses initiatives qui font connaître les entreprises sur le marché du travail. Par exemple, il y a les journées ‘Food At Work‘, une série d‘initiatives pour convaincre les jeunes et les demandeurs d‘emploi de l‘intérêt d‘une carrière dans notre secteur, notamment des visites d‘entreprises, un camp d‘innovation, une table ronde sur le double apprentissage, un salon de l‘emploi et les Food At Work Student Awards".
Food Tech Talent
Visite sur mesure
"Nous organisions les visites d‘entreprises pour les étudiants des collèges et des universités comme des ‘Students meet CEO’, mais nous voulons maintenant les mettre en contact avec des employés qui effectuent le travaillent qu‘ils étudient à l‘école. Suite à la forte demande de talents dans le domaine des STEM, nous avons rebaptisé le concept ‘Food Tech Talent‘. Aujourd‘hui, par exemple, nous parlons des étudiants de deuxième année de bac en électromécanique, option automatisation de Vives Bruges. Ils ont l‘occasion de participer à une visite ‘sur mesure‘, guidés par des responsables du service technique", explique Anke Grooten.
“C’est a la numerisation et a l’automatisation que l’on doit cette forte demande en jeunes profils STEM”
Guerre des talents
Ces derniers devront donc y consacrer quelques heures de leur temps précieux, mais chez Agristo, on sait que cet effort en vaut la peine. "Nous prenons déjà diverses initiatives pour nous mettre en avant en tant qu‘employeur auprès des étudiants, comme notre coopération pour les stages et notre présence aux salons de l‘emploi ou aux journées de contact avec les écoles", déclare Soetkin Joosten, responsable des ressources humaines. "C‘est une nécessité absolue, car la demande en techniciens est aujourd‘hui plus importante que l‘offre. Toute personne qui obtient aujourd‘hui un diplôme d‘électromécanicien est donc libre de choisir où commencer sa carrière. La guerre des talents est une réalité! Nous attirons l‘attention des jeunes sur le caractère innovant de notre usine et sur leurs perspectives d‘évolution avec nous."
On se méfie trop de l’inconnu
Reste à comprendre pourquoi ces postes sont difficiles à pourvoir. L‘industrie alimentaire est-elle suffisamment connue des jeunes? "En effet, ils connaissent moins bien ce secteur et certains préjugés nous mènent la vie dure, alors que ces idées sont souvent fausses", ajoute Ivo Francken, conseiller en technologie alimentaire chez Alimento. "Le travail manuel, par exemple, est pratiquement inexistant ici; l‘usine est très automatisée. Nos conditions de travail sont excellentes: personne ne travaille dans les frigos et les machines sont très propres et modernes. Et c‘est justement à la numérisation et à l‘automatisation actuelles de notre secteur que l‘on doit une telle demande en jeunes profils STEM. Mais bien sûr, tout le monde n‘a pas une mauvaise image de notre industrie; la plupart d‘entre eux n‘en ont pas du tout. C‘est pourquoi nous voulons montrer aux étudiants comment les choses se passent ici et souligner les nombreux atouts, dans l‘espoir de les convaincre. Nous investissons beaucoup dans l‘innovation, c‘est un secteur typique de PME et nous nous concentrons de plus en plus sur la politique de carrière, la pratique et la formation."
encourager les eleves
Et les étudiants n‘y sont pas indifférents, et s‘émerveillent devant les immenses machines, les énormes volumes de production et le haut niveau d‘automatisation.
Visites d’entreprises
"Nous remarquons que la demande en profils techniques ne cesse d‘augmenter, et ce dans divers secteurs", déclare Sacha Cleeren, professeur d‘électrotechnique et d‘électronique chez Vives Brugge. "C‘est pourquoi nous essayons d‘augmenter le nombre d‘inscriptions et donc le flux de diplômés, en allant dans les écoles secondaires et en organisant des journées d‘information. Pendant la formation, nous nous rendons souvent dans les entreprises pour apporter un peu de concret à la matière. Mais c‘est assez rare que nous visitions des entreprises alimentaires. Les élèves ont pu y voir l‘intérieur de la chaufferie, la zone de production, le hall de conditionnement et l‘entrepôt de surgélation, où ils ont pu poser toutes leurs questions aux techniciens et ont également reçu de nombreuses informations sur le secteur alimentaire. Très intéressant!"

