Désormais, les audits de qualité se font selon l'IFS FOOD version 8
Les principaux changements et leur impact
La version 8 du référentiel IFS Food a été publiée ce printemps et les audits selon cette nouvelle version seront possibles à partir du 1er octobre 2023. A partir du 1er janvier 2024, les nouveaux audits seront obligatoires pour ceux qui souhaitent obtenir ou conserver le certificat. Quels sont les principaux changements et qu'est-ce que cela signifie concrètement pour les entreprises du secteur alimentaire?
référentiel IFS
L'IFS – International Featured Standards – est un référentiel reconnu au niveau mondial, les normes Food étant spécifiquement destinées aux producteurs opérant dans l'industrie alimentaire. Cet ensemble d'exigences doit permettre aux détaillants de s'assurer que les denrées alimentaires qu'ils vendent sont produites de manière qualitative et sûre, afin de pouvoir les commercialiser en tant que telles auprès des consommateurs.
Un organisme de certification (OC) vérifie lors d'un audit – annoncé ou non – si les différentes exigences sont respectées, en attribuant une note de A à D. Ceux qui obtiennent une note suffisante sur les points critiques obtiennent ou conservent leur certificat. Dans le cas contraire, ces points de travail doivent être traités, après quoi un nouvel audit peut avoir lieu dans un certain délai.
Comme pour d'autres normes, telles que BRCGS et FSSC 22000, ce certificat annuel est proposé par de nombreux acteurs de la grande distribution comme condition d'approvisionnement, lesquels imposent ainsi un certain standard. Il vient donc s'ajouter aux obligations légales, que chaque entreprise alimentaire doit de toute façon respecter.
D'autre part, le certificat sert également de label de qualité pour les producteurs, ce qui leur donne une plus grande force concurrentielle pour convaincre de nouveaux clients ou négocier les prix. Ceux qui décrochent ce certificat obtiennent également de bons résultats en termes de sécurité alimentaire, ce qui devrait être un objectif évident pour tout producteur de denrées alimentaires. Enfin, cette certification permet également de travailler à une amélioration continue.
De plus en plus strict
La version 7 du référentiel IFS Food est en vigueur depuis 2021. En réponse aux changements sociétaux et aux tendances dans les recalls à l'échelle mondiale, la version 8 a été publiée en avril 2023. Par exemple, pour les exigences en matière d'hygiène personnelle, il a été ajouté que les faux ongles ou les faux cils sont des facteurs de risque dans l'atelier de production. En outre, les pansements doivent non seulement avoir une couleur différente de celle du produit, mais aussi être étanches.
Les normes se renforcent donc à nouveau, l'objectif sous-jacent étant d'améliorer la sécurité alimentaire globale. Pour les entreprises du secteur alimentaire, l'interprétation et l'implémentation des nouvelles exigences normatives se traduisent toutefois par un surcroît de travail, qu'il s'agisse d'adapter certains processus de production ou de former et d'évaluer le personnel.
L'objectif sous-jacent est de renforcer la sécurité alimentaire globale
Dans ce qui suit, nous énumérons les changements les plus importants et leurs implications. Vous trouverez le référentiel complet sur le site de l'IFS, où vous pouvez également consulter une doctrine pour clarifier davantage les différentes exigences.
En outre, des sociétés de conseil spécialisées peuvent vous aider dans ce domaine, en cas de manque de connaissances, de personnel ou de temps au sein du service qualité. Elles contribuent ainsi à la continuité de l'activité. De nombreuses sociétés ont déjà lancé des livres blancs et des webinaires sur la version 8 d'IFS Food à l'intention de leurs clients, afin de les tenir pleinement informés pendant la période de transition.
Principaux changements
Alors qu'auparavant un chapitre distinct était consacré à la food defense, ces exigences standard sont désormais réparties sur plusieurs chapitres. Elles doivent donc être soutenues par l'ensemble de l'organisation, des opérateurs à la direction.
Les exigences relatives à la culture de la sécurité alimentaire ont été renforcées et des objectifs concrets doivent être formulés à cet égard. Comment communique-t-on à ce sujet? Comment se déroulent les formations? Qu'advient-il du feed-back des collaborateurs? Comment leurs performances sont-elles mesurées?
En outre, une plus grande importance est généralement accordée à la validation – avant la vérification – de toutes les procédures, des nouveaux équipements et des CCP (critical control points). Il s'agit d'éviter les problèmes potentiels en amont et donc d'être plus préventif et proactif.
L'interprétation et l'implémentation des nouvelles normes prennent beaucoup de temps
Le personnel 'formé' doit aujourd'hui être 'compétent'. Cela peut donc impliquer le fait que les formations dispensées soient également testées. C'est à l'entreprise elle-même qu'il incombe de déterminer ce qui est 'compétent'. En outre, tout cela doit être documenté afin de pouvoir être démontré lors d'un audit. D'ailleurs, un auditeur peut également vérifier l'efficacité des compétences lors d'un audit.
Désormais, cet audit doit être programmé non plus 'minimum chaque année' mais tous les 12 mois. Ainsi, celui qui a reçu la visite d'un auditeur début janvier aura en principe jusqu'à la fin du mois de janvier de l'année d'après pour effectuer le suivant.
Une note B est à nouveau considérée comme une non-conformité mineure plutôt que comme un problème et sera donc attribuée plus rapidement pour certaines exigences standard, si elles ne présentent pas de risque direct pour la sécurité alimentaire. Auparavant, il s'agissait d'une note C, avec beaucoup moins de points. Il est donc désormais plus facile d'obtenir la note totale high level requise – et donc le certificat. Toutefois, des mesures correctives sont nécessaires pour obtenir la note A lors d'un audit ultérieur. Cette modification ne doit donc pas être considérée comme un assouplissement.
Si des écarts sont constatés en matière de sécurité alimentaire, de légalité, d'authenticité ou d'exigences des clients, la version 8 impose à l'entreprise alimentaire de procéder à une root cause analysis. Le but de cette analyse des causes profondes est bien sûr d'éviter une seconde infraction.
Concrètement, il doit désormais être possible de prouver, par exemple, que les étiquettes sont lisibles et indélébiles. Cela nécessite beaucoup d'administration supplémentaire, car tout ce qui concerne les risques doit être documenté, implémenté et maintenu.
Avec la collaboration de KTBA, Normec Foodcare et Précon Food Consultants bvba